Paris Séville, mon amour
Interprètes
Raquel Castellano
Jérôme Cury
Juan Saubidet
Patrick Mons
Paroles d’acteurs
Tout a commencé par une rencontre. Par l’envie de partager et faire connaître la musique qui a dansé dans mes oreilles depuis des années.
Je viens de l’autre côté de la frontière où les terres sont séparées par la montagne et cette musique a fait plus : elle a traversé l’atlantique comme les conquérants, mais à l’inverse.
J’ai toujours aimé le boléro, les chansons anciennes venant de Cuba et du Mexique. Et j’ai beaucoup écouté les chanteurs de la Nueva Trova Cubana : Armando Manzanero, Pablo Milanes et Sylvio Rodriguez, entre autres, qui parlent d’amour et de résistance dans les années de dictature.
Ici en France, je rencontre Patrick Mons et la musique, les paroles prennent un poids différent. Avec lui, on se questionne sur les différences à l’heure d’exprimer l’amour en chansons entre la culture française et la culture espagnole.
Tout part des chansons qui nous font vibrer. On écoute et on choisit pour raconter l’histoire, une histoire de rencontre.
Puis on cherche des musiciens qui veuillent adhérer à cette histoire et on rencontre Juan et Jérôme. Tout est affaire de rencontres, d’humeurs, d’envies, tout ce qui fait bouger nos coeurs, le monde.
Raquel Castellano, chanteuse et comédienne
Une partie du spectacle est basée sur la confrontation, l’opposition, la mise en parallèle des cultures française et hispanique à travers leurs musiques. Pour raconter un périple d’amour, une véritable rencontre. La question du métissage, la rencontre de cultures est au coeur du projet. Nous jouons sur ces antagonismes et ces malentendus qui surgissent au cours du spectacle et qui sont mis en scène dans la musique. De même la musique permet de recréer le lien lorsque les personnages n’arrivent plus à se parler. Le choix des musiques et des chansons pour le spectacle a été crucial. Nous étions à la recherche de climats particuliers, marqués par l’expressivité. Il fallait que la chanson puisse dire ce que le personnage n’arrive pas à verbaliser ou extérioriser. Cette démarche crée une dynamique esthétique originale où les ambiguïtés autour de ce qui se passe dans la tête du personnage engendrent une tension. On ne sait pas ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Pour nous instrumentistes, ce fût un travail de recherche sur des styles variés pour se les approprier et s’enrichir de ces découvertes. Une recherche des moyens d’accompagner une chanson qui exploitent toutes les possibilités de couleur sonore qui aille dans le même sens que la démarche de mise en émotion des personnages. Notre présence sur scène est donc loin d’être passive, nous accompagnons l’action et parfois même, la suscitons. Les musiques viennent pour la plupart du répertoire populaire, cependant nous avons cherché ensemble à les faire sonner comme une musique de chambre, où chaque partie instrumentale et chaque voix ont un rôle crucial à jouer. Juan Saubidet, contrebassiste
J’ai toujours rêvé de voir ce genre de spectacle : une histoire intime racontée en théâtre et chansons dans une forme très acoustique et subtile.
La rencontre avec Raquel Castellano, qui possède une sérieuse culture musicale, a été le déclic.
Raconter une histoire d’amour avec le moins d’effets possibles et le plus grand dépouillement. Sans oublier l’humour et la distance jamais bien loin qui nous font tendre à une certaine universalité.
Dans les chansons qui se retrouvent là, pas une qui ne soit originale. Ce n’était pas le propos, ça ne correspondait pas à l’écriture de ce spectacle qui puise sa raison d’être dans le mélange des deux héritages, des deux traditions à la fois populaires et contemporaines.
Le pari étant de traiter cette pâte musicale dans le dénuement, la sincérité et l’expressivité.
Ce spectacle puise aux sources de deux héritages, de deux répertoires intimes.
Plein Tarif :16 € - Carte Off : 11 €
Durée : 01h10

Festival Avignon Off



