Mouloudji
Création : Théâtre du Sablier (84100 - Orange)
Conception : Guy Lathuraz et Prosper Diss
Chant : Prosper Diss
Pianiste :Jules Mazyn
Accordéoniste : Léa Lachat
Régisseur : Eric Gomez
Graphiste : Michel Benoit
Assistante : Garance Picqué
Du 8 au 31 Juillet à 18h55
On connaît les chansons de Mouloudji, devenues classiques.
Personne, sans doute, n’est resté aussi fidèle à lui-même que Mouloudji.
Qu’il écrive de l’enfance, de l’amitié, des rencontres, de Paris ou d’un air orgue de Barbarie, c’est toujours avec tendresse et humour.
Mais il connaît aussi l’indignation, la fronde et la révolte.
Chez lui, le goût de la liberté, l’amour de l’amour, le refus des parades bourgeoises sont tels que, soudain, toutes les frontières s’écroulent – y compris celles qui pourraient séparer la poésie de la chanson – et qu’il ne subsiste plus qu’une mélodie, qui s’en va au gré du vent des villes, accordée au temps et à l’humeur, bonne ou mauvaise.
A portée du cœur, la poésie de Mouloudji est à la fois tendre et fraternelle.
Durée : 1h00
Tarif : 16 €
Carte Off : 11 €
Enfants : 8€
P.-S.
Marcel Mouloudji naît à Paris, d’un père maçon, immigré d’Algérie, et d’une mère catholique. A onze ans, il obtient un rôle dans un film documentaire. Avec son frère André, il vit de petits boulots. Les deux adolescents s’inscrivent au sein des Faucons rouges, association communiste. Ils y fondent une troupe de théâtre. En 1935, il rencontre des grands noms du milieu, qui l’adoptent immédiatement. Avec Jean Louis Barrault et Charles Dullin, le jeune homme apprend vite. Grâce à Jacques Prévert et Marcel Carné, il devient acteur, jouant notamment dans ’Les disparus de Saint-Agil’. Devenu une vedette, Mouloudji gagne Marseille en 1939. Il retourne à Paris et travaille clandestinement. Il découvre à cette époque Saint Germain des Prés. Il écrit, âgé de vingt ans, ses mémoires ’Enrico’. Acteur, comédien, peintre, Mouloudji se met au chant à partir de 1947. Après avoir écumé les cabarets, il sort son premier disque en 1951. Dès lors les tournées, scènes et disques s’enchaîneront. Il tourne son dernier film en 1958 et se consacre au chant. Très engagé, Mouloudji n’hésite pas à se faire mal aimer. Après Mai 68, il revient et, pendant vingt ans, chante sur les plus grandes scènes, dont l’Olympia.